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Je suis née en Belgique. Arrivée en Suisse après mes études d’assistante sociale, j’y réalise mon parcours professionnel dans le domaine social centré sur les relations humaines.

Maman de trois enfants, je m’épanouis aussi à travers des disciplines artistiques comme la danse et le théâtre.

De façon solitaire je m’essaie à la peinture et c’est la découverte ! L’euphorie ressentie me pousse à me lancer de manière autodidacte à la découverte de l’acrylique, des pigments ainsi que de différentes matières qui me permettent de réaliser des toiles abstraites. La nature ainsi que les paysages marins sont mes sources d’inspiration mais c’est au cœur de mes émotions que naissent mes tableaux. Chacun est un voyage, je sais où il commence mais jamais où il se termine. La peinture est pour moi un terrain d’expérimentation et de lâcher prise…

Activité d’abord secondaire, la peinture est rapidement devenue une passion occupant de plus en plus de place.

En 2018, des problèmes graves de santé ont provoqué une sorte de séisme dans ma vie. Modifiant mes choix professionnels, La peinture est devenue comme une urgence. Ouvrant mon atelier à La Tour de Peilz, je me suis plongée dans la création, y puisant force de vie, émotions intenses et réparation.

Regard bienveillant…

Cécile Goffart ou la maturité visible.

Du calme. De la sédimentation. Des strates. En bref, de la maturité. Autant de signes du geste juste, de l’art de savoir quand lever le pinceau, quand mettre le point final. Une maturité visible dès les premiers pas en peinture de Cécile Goffart.

Certains peintres, et non des moindres, ont mis des années avant d’atteindre ce stade. Or Cécile Goffart possède cette maîtrise. Transparence et clarté demeurent, sans pour autant atténuer la densité et le rendu de la solidité si prisée des peintres.

Sous le feu de la surface visible, des cendres. D’où une palette de couleurs hors de tout effet facile. Terres, ocres, broux de noix. Quelques fulgurances aussi. Un rai turquoise. Une pointe moutarde. Un mauve subjuguant. Un vert olive éteint. Grisailles aux nombreuses nuances. « Bleusailles » rares et ternes. Comme la mer du Nord par mauvais temps. Ou comme les montagnes d’ici, nimbées de brume par un jour sans soleil.

Cécile Goffart dit se faire du bien en peignant. Travail personnel. Travail sur soi. Dire l’indicible. Rester dans le flou. Eviter de nommer, d’intituler. Soit. Autant d’ouvertures pour qui contemple ses ( tout) petits et moyens formats. Autant de possibles, de rêves suspendus, de fenêtres par lesquelles s’échapper.

Lentement, mais sûrement, peindre absorbe, envahit de plus en plus Cécile. « Je pense à la peinture en peignant, en mangeant, en dormant. Je ne m’y attendais pas, c’est comme çà ». Elle dit avoir appris sur le tard à voir et à regarder et à dompter sa main. C’est sans doute mieux ainsi. Elle aimerait parfois emprunter d’autres voies picturales, mais sans y parvenir. « Pour l’instant, voilà ce que je sais faire » admet-elle. C’est tant mieux ainsi. Puisse-t-elle continuer encore longtemps. Sur ce chemin ou sur un autre.